Qu’est-ce qui fait un excellent marketeur en 2026 ?
Le consensus des sept experts est clair : le meilleur marketeur en 2026 est celui qui sait où tracer la frontière entre le jugement humain et l’exécution automatisée.
« Un excellent marketeur en 2026 est quelqu’un qui sait ce qu’il faut automatiser ou non, ce qu’il faut faire avec l’IA et ce qu’il ne faut pas lui confier. Cela est directement lié à votre jugement, vos compétences et votre expérience approfondie du métier. » Tania, Fractional Growth CMO spécialisée en ABM B2B, Demand Generation et RevOps (Hirondo)
« Un bon marketeur en 2026 va plus vite, est plus créatif et teste énormément de choses. » Gaëlle Le Goff, CMO à temps partagé & Responsable Communication (Hirondo)
« Tout évolue extrêmement vite. Si vous ne suivez pas le rythme, vous serez rapidement dépassé. Il faut être rapide et adaptable, sinon vous êtes déjà obsolète. » Heidi McKee, spécialiste de la visibilité IA, LLM Visibility / GEO pour les SaaS B2B (Hirondo)
« L’IA est surtout efficace lorsqu’il s’agit d’exécution. Mais un bon marketeur doit toujours garder à l’esprit que rien ne remplacera sa curiosité et sa créativité. » Lise Yacoub, Operating Partner & CRO, coach business (Hirondo)
Le constat est évident : les meilleurs CMO et marketeurs de 2026 ne sont pas ceux qui maîtrisent le plus d’outils d’IA. Ce sont ceux qui possèdent suffisamment d’expertise métier pour savoir quand les utiliser… et quand s’en passer.
Les innovations qui ont marqué VivaTech 2026
David Remaud, CMO chez iBanFirst (FinTech) et client Hirondo, a particulièrement retenu une annonce :
« iBanFirst a présenté le premier MCP pour le cloud permettant de connecter Excel à un fournisseur de paiement. Cela transforme n’importe quel tableur financier en véritable outil de gestion de trésorerie. C’est remarquable. »
Un exemple concret de ce que peuvent apporter les agents IA lorsqu’ils sont intégrés à des processus métier réels, et non simplement testés dans un environnement expérimental.
Heidi McKee a observé une évolution plus globale du marché :
« Mes préférés étaient les agents IA conçus pour des workflows très spécifiques, simples à utiliser et adaptés à des cas d’usage précis. Lorsqu’ils répondent à un besoin métier particulier, on change complètement de dimension. »
Nous passons d’agents génériques à des agents verticaux, conçus pour des métiers, des processus et des audiences spécifiques.
Elena Souiller Fedorenkova, CMO chez KNAVE (FinTech) et membre Hirondo, a regardé au-delà du logiciel :
« Cette année, VivaTech est avant tout le salon de la robotique. Robots de service, robots de nettoyage, partout en Europe. C’est un domaine qui va réellement décoller. »
Lise Yacoub a quant à elle retenu deux innovations particulièrement marquantes : Tenaka, une startup française qui utilise l’IA et la technologie pour régénérer les océans, ainsi que Brain Explorer de VBTech, un jumeau numérique personnalisé et entièrement fonctionnel du cerveau de chaque patient, permettant aux neurochirurgiens de simuler des opérations avant toute intervention.
Le signal envoyé par VivaTech 2026 est clair : l’IA entre dans sa phase industrielle. Les démonstrations laissent place aux cas d’usage en production. Les agents génériques sont progressivement remplacés par des solutions spécialisées. Et la technologie dépasse désormais largement le seul secteur numérique.
Qu’est-ce qu’il ne faut jamais confier à l’IA ?
C’est la question qui a suscité les réponses les plus directes et les plus unanimes.
Tania Saez :
« Le jugement. »
Un seul mot. Sans nuance. Le jugement, forgé par l’expérience, les erreurs et la capacité à comprendre les situations, ne peut pas être délégué.
Gaëlle Le Goff :
« Son cerveau. »
Même conviction, exprimée avec le sourire.
Elena Souiller Fedorenkova :
« Tout ce qui touche aux décisions créatives et humaines, notamment le positionnement. Nous devons assumer le positionnement que nous choisissons pour notre entreprise. Ne laissez pas l’IA décider à votre place. »
Louis Pruvost, spécialiste Content Marketing & SEO pour la France et l’Allemagne (Hirondo) :
« Ne confiez jamais à l’IA la compréhension des véritables problématiques de vos clients. Si vous déléguez cela, vous perdez votre créativité ainsi que votre capacité à répondre à leurs besoins réels. »
Heidi McKee adopte une approche pragmatique :
« La version finale d’un contenu. Cela demande toujours beaucoup de relecture et de retouches humaines. Certaines formulations générées par l’IA restent étranges. Même si les outils progressent, il faut toujours vérifier. »
David Remaud apporte une vision plus nuancée :
« Je ne dirais pas qu’il existe un sujet précis à ne jamais confier à l’IA. En revanche, il faut toujours conserver un regard humain sur ce qui est produit, avec 10 à 20 % de contrôle humain à la fin. C’est ce qui nous permet de rester intelligents et de ne pas devenir passifs. »
Le consensus n’est pas un rejet de l’IA. C’est un appel au discernement. L’IA exécute. Le marketeur décide, positionne, comprend et valide.
Ce que cela dit du rôle du CMO
Sept experts. Une vision cohérente : le marketing de 2026 est une fonction hybride, où l’expertise humaine et la capacité à orchestrer la technologie coexistent.
C’est précisément ce que représente Hirondo : un collectif de CMO à temps partagé, de directeurs marketing externalisés et de spécialistes B2B seniors qui combinent la profondeur d’une ressource interne avec l’agilité d’un partenaire externe.
Les membres Hirondo présents à VivaTech incarnent parfaitement ce modèle : Tania Saez sur les sujets ABM et RevOps, Heidi McKee sur la visibilité IA et le GEO, Gaëlle Le Goff sur le go-to-market et la communication institutionnelle, Elena Souiller Fedorenkova sur le marketing produit dans la FinTech, Louis Pruvost sur le contenu et le SEO en France et en Allemagne, ainsi que Lise Yacoub sur la croissance B2B et la facilitation.
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